Musique traditionnelle : le Chouval Bwa [Martinique]

Lors des fêtes, le Chouval Bwa était l’une des attractions préférées des enfants. Le manège qui se situait sur la place principale était poussé par les hommes ou les femmes pour qu’il tourne. En son centre, un petit ensemble (tambour, clarinette, flûte, tibwa, cha-cha) jouait une musique festive du même nom : le Chouval Bwa : Dédé St Prix, grand chanteur martiniquais traditionnel de chouval bwa depuis les années 80 et Edmond Mondésir, pilier de la musique bèlè

Musique traditionnelle : le Gwoka

Pour les rassemblements, les réunions festives et le Bèlè , outil de lien social, le Ggwoka découle de l’association de musique de tambour, de danse et de chant. On joue, on chante, on danse le Gwoka [ou gwo ka] dans les léwoz. Le bel air ou Bèlè date de la traite des esclaves au XVIIe. Prédominant en milieu rural, il est l’héritier direct de l’Afrique avec ses percussions (tambour et ti-bwa).

La Musique populaire : Biguine et Mazurka

Musique dédiée essentiellement à la danse, la Biguine ou Bidgin bèlè et Biguine orchestrée est un facteur de cohésion sociale urbaine, c’est une musique très festive. Elle s’est constituée en autres à partir du Gwoka, du Bèlè et des danses Kalendas. Elle continue à s’enrichir et se diversifier. La Mazurka créole et la Valse créole : plus « jeunes » que la Biguine, elles sont interprétées par des formations typiques antillaises, des orchestres de bal. Alexandre Stellio, grand clarinettiste, fit connaître ces musiques en France ; il apporta un style particulier à la Biguine, la Mazurka et la Valse (Stellio fut le professeur de clarinette de Claude Luther).

Les musiques dites « fusion » : le Créole jazz

Né dans les années 70- 80, les musiciens composent des morceaux de jazz issus du jazz américain et des rythmes venant des traditions musicales régionales. L’utilisation des tambours donne la couleur du créole jazz. Alain Jean-Marie, remarquable pianiste guadeloupéen a beaucoup fait pour le Créole jazz.

La Musique populaire : le Zouk

Inventé à la fin des années 70 en Martinique et en Guadeloupe par la formation Kassav, le Zouk descend de la Biguine, de la musique du carnaval , du Bèlè … et bien d’autres genres… C’est l’utilisation de nouvelles technologies (MIDI) qui a permis sa création. Depuis, le Zouk est la musique la plus populaire des Antilles, symbole identitaire collectif.

La Musique populaire : le Crunk

Descendant du hip hop, il devance le Zouk en popularité chez les jeunes. Le Crunk [ou Trap] aborde des thèmes comme la violence, la drogue, l’argent facile, le chômage … Les artistes parlent de leur mal-être dans cette société dont ils se sentent exclus.

La Musique populaire : le Ragga

Après la Jamaïque, c’est en Martinique et en Guadeloupe que le Ragga est le plus « implanté » : il est aujourd’hui l'une des musiques les plus prolifiques de la planète !